Au tout début de notre tour du monde, on rencontre un ami qui nous parle d’un trek un peu fou : il a acheté un cheval et a traversé le Kirghizistan pendant deux mois, en solo. À dos de cheval, à la rencontre des nomades et des paysages à couper le souffle. Il nous fait rêver, et depuis ce jour, on n’a cessé de se dire : un jour, nous aussi, on fera un voyage au Kirghizistan.
Cette année, on a sauté le pas. Deux fois même ! Une première fois pour tourner un documentaire… et on a tellement aimé qu’on est revenus à peine un mois plus tard. Un conseil : partez avec la météo de votre côté ! En avril, ce n’est pas franchement fun : froid, pluie, boue… Mais début juin, c’est un tout autre monde. Sincèrement, le Kirghizistan est l’un des plus beaux pays qu’on ait visités. Alors on vous partage ici notre itinéraire idéal pour un voyage au Kirghizistan. C’est parti !
Sommaire
Partie 1 : vidéo Youtube sur notre Voyage au Kirghizistan
Nous avons réalisé une vidéo sur notre expérience de voyage au Kirghizistan, vous pouvez la découvrir juste ici :
Partie 2 : Voyage au Khirgizistan : Notre itinéraire de 10 jours
Jour 1 : La vallée de Chon Kemin
À peine arrivés au Kirghizistan, après une nuit blanche dans les airs et un atterrissage à 7h du matin, on s’est retrouvés quelques heures plus tard… à cheval, en plein cœur de la vallée de Chon-Kemin. Fatigués, un peu déphasés, mais complètement émerveillés.
On a traversé forêts et prairies, au rythme lent des sabots, entourés par le silence, les pins, et même quelques chevaux sauvages au loin. Une vraie immersion dans la nature kirghize, brute et majestueuse. C’était notre toute première activité là-bas, et franchement, on n’aurait pas pu rêver mieux pour commencer notre voyage au Kirghizistan. Nous avons dormi dans un guesthouse dans la vallée de Chon Kemin.
Temps de route jour 1 : 3h
Jour 2 : Cap sur Grigorievka et le lac Issyk-Kul
Après une bonne nuit de sommeil (bien méritée), on a repris la route direction Grigorievka, en longeant les rives du lac Issyk-Kul. L’un des plus grands lacs de montagne au monde, et clairement, il en impose.
On a pris le temps de faire quelques arrêts pour profiter des points de vue, sentir l’air frais, et simplement s’imprégner de l’atmosphère.
Puis on a continué vers la vallée de Chon Ak-Suu, aussi appelée vallée de Grigorievka. Ce soir-là, on a dormi dans une yourte, au cœur de la nature.
Temps de route jour 2 : 4h
Jour 3 : Karakol gorge, voyage au Kirghizistan
Le matin, on prend la route direction Karakol et sa gorge toute proche. Une fois sur place, on part pour une rando d’environ deux heures, sac bien chargé sur le dos : tente, matelas, tout notre matos de camping. On s’attendait à bivouaquer… mais au final, on a dormi dans un petit campement de yourtes installé dans la vallée. Donc oui, on avait porté tout ça pour rien, mais franchement, aucun regret.
La gorge de Karakol, c’est l’un des endroits les plus incroyables qu’on ait vus jusqu’à présent. Des rivières cristallines, des montagnes tout autour, des chevaux qui galopent en liberté… Une vraie carte postale. On avait l’impression d’être seuls au monde, hors du temps. Un moment suspendu, qu’on n’est pas près d’oublier.
Temps de route jour 3 : 3h
Jour 4 : Vallées secrètes et cascades fraîches
Le matin, on triche un peu : on saute dans un petit taxi pour éviter les deux heures de marche retour jusqu’à Karakol. Pas de regrets, nos jambes nous remercient.
Puis on prend la route vers Jeti-Oguz, un endroit connu pour ses falaises rouges impressionnantes et ses légendes locales. Le nom signifie « Sept Taureaux », en référence aux sept énormes formations rocheuses qui dominent la vallée.
Après ça, direction Barskoon, une gorge aux airs alpins, célèbre pour ses cascades et ses paysages de haute montagne. Et en chemin, on s’arrête au Fairy Tale Canyon, un lieu complètement surréaliste, sculpté par le vent. Des formes étranges, on dirait un autre monde.
Une journée bien remplie avant de prendre la route pour Bokonbaevo, une petite ville tranquille au bord du lac Issyk-Kul. On y a passé la nuit dans une guesthouse sympa, au cœur d’un village surtout connu pour ses chasseurs à l’aigle, une tradition kirghize fascinante qu’on avait hâte de découvrir.
Temps de route jour 4 : 5h
Jour 5 : Rencontre avec les Aigle Hunters et direction sur Song Kul
Les chasseurs de l'Aigle
Ce matin, on a vécu un moment vraiment magique en rencontrant les fameux chasseurs à l’aigle kirghizes. Il y a plusieurs façons de découvrir leur savoir-faire, mais ce qu’on a préféré lors de notre premier voyage, c’était une excursion d’environ 4 heures dans les montagnes. C’était juste incroyable : les chasseurs nous ont expliqué comment ils élèvent leurs aigles, comment ils transmettent cette tradition millénaire, et tout ce qui fait la richesse de leur culture. Lors de notre deuxième voyage, on a assisté à une démonstration plus courte.
Si vous avez l’occasion lors de votre voyage au Kirghizistan, on vous conseille vraiment de choisir une excursion un peu plus longue pour mieux comprendre cette tradition unique et entrer pleinement dans leur univers. C’est bien plus qu’un spectacle : c’est une véritable immersion.
Le Lac de Song Kul
Après cette matinée magique avec les chasseurs à l’aigle, on prend la route vers Song Kul, le lac le plus emblématique du Kirghizistan. Là-bas, pas de villages, juste des yourtes dispersées au milieu de vastes pâturages appelés jailoo, où troupeaux de chevaux, yaks et moutons paissent tranquillement.
Song Kul, c’est un lac d’eau douce de 29 km de long sur 18 km de large, qui gèle complètement en hiver. Son nom signifie « le dernier lac », sûrement à cause de son isolement et du fait qu’il est accessible uniquement l’été. (nous l’avons donc pas vu lors de notre première voyage !)
C’est un endroit hors du temps, où l’on croise des bergers nomades à cheval, des familles qui vivent selon des traditions ancestrales, et où l’air est si pur qu’on a l’impression de pouvoir toucher les montagnes autour. Le panorama à 360° sur le lac et les sommets est tout simplement grandiose, surtout au lever et au coucher du soleil.
On a profité d’une balade à cheval avec des cavaliers locaux (comptez environ 10 à 20€ pour quelques heures) et rencontré plusieurs bergers. L’expérience est unique : ici, la vie nomade est encore bien vivante, loin de tout. Pour la nuit, on a dormi dans une yourte posée au bord du lac.
Temps de route jour 5 : 3h
Jour 6 : Kok Buru, voyage au Kirghizistan
Si tu connais un peu la culture kirghize, il y a un truc à ne surtout pas manquer : un match de Kok Buru. C’est le sport national, le plus populaire du pays, et c’est absolument fascinant à voir.
Nous, on a eu la chance d’assister à un match à Kyzart. Les habitants du village avaient organisé la rencontre, et on s’est sentis hyper privilégiés d’être là.
Petit conseil : si tu veux vivre ça pendant votre voyage ay Kirghizistan, préviens bien ton guide à l’avance. Les matchs ne sont pas forcément réguliers, et il faut souvent un peu de temps pour qu’il trouve où un duel se joue entre deux villages voisins.
Le Kok Buru, c’est un jeu intense à cheval, où les joueurs doivent attraper une carcasse de chèvre fraîchement abattue (oui, c’est un peu brutal, mais c’est la tradition) et la déposer dans le but adverse. Un vrai spectacle d’adresse, de vitesse et de force.
On a dormi sur place dans un guesthouse du village. Bref, une journée inoubliable et un moment qui te plonge direct dans l’âme du Kirghizistan. À ne pas rater !
Temps de route jour 6 : 2h
Jour 7/8 : Le lac de Kel Suu
Le lac de Kel Suu est l’un des lacs les plus isolés et les plus difficiles d’accès du Kirghizistan. C’est un lieu encore peu fréquenté, mais de plus en plus prisé pour son cadre époustouflant et ses paysages sauvages. La vallée juste avant est elle aussi magnifique. Mais c’est un lac extrêmement éloigné, et il faut au moins trois jours pour s’y rendre, le visiter et revenir.
Pour ceux qui nous suivent sur Instagram, vous savez que notre premier voyage au Kirghizistan pour rejoindre le lac a été une vraie aventure : on s’est perdus parce que tout était encore enneigé, donc on ne trouvait pas la route. On est même tombés dans une rivière avec la voiture, et finalement, on n’a pas pu voir le lac car on s’est retrouvés en pleine tempête de vent, qui a même renversé des camions sur la route principale. Bref, évitez d’y aller au printemps, quand la neige fond et que les routes ne sont pas sûres.
Mais lors de notre deuxième passage, nous avons enfin pu voir le lac. Et ça en valait vraiment la peine. Le temps n’était pas au beau fixe, mais c’était quand même très impressionnant.
Le visa Obligatoire
Pour rejoindre le lac, il faut un visa, car on passe très proche de la frontière chinoise. Ce visa coûte environ 35 € et est valable une seule fois. Une fois utilisé, il ne sera plus valable pour un nouveau passage. Votre guide s’en occupera !
Normalement, la façon la plus facile de se rendre au lac est de partir à cheval depuis le campement. Cela nous a pris entre 1h30 et 2h.
En hiver, ce qui est fou, c’est que tu peux rouler avec ton 4×4 directement sur le lac. Cependant, au printemps, c’est trop risqué car on ne sait pas si la glace a fondu. Puis en été, ce n’est plus possible car la glace a complètement disparu. Il faut aussi savoir que juste après le printemps, il arrive parfois que le lac soit à sec, faute de précipitations suffisantes. On nous avait dit que le lac pourrait être vide, mais nous avons eu de la chance, il était bien rempli. L’eau est d’un bleu cristallin incroyable, et les montagnes qui entourent le lac sont tout simplement magnifiques. Bref, nous sommes restés bouche bée devant cette merveille.
Nous avons donc dormi deux nuits dans un campement de yourtes situé juste en bas du lac.
Temps de route jour 7 : 8h, route très accidentée
Jour 9/10 : Retour à Bishkek
Le matin, nous nous réveillons et reprenons la route en direction de Naryn. Il faut savoir qu’effectuer le trajet de Kel Suu à Bishkek en une seule journée est quasiment infaisable et extrêmement fatigant. Nous décidons donc de faire une première étape à Naryn. Nous en profitons pour visiter un peu la ville, mais rien d’extraordinaire à signaler. Si le temps le permet, il est possible d’explorer les environs, mais pour nous, la météo n’était pas au rendez-vous, alors nous avons préféré nous reposer à l’hôtel.
Le lendemain, nous reprenons la route pour rejoindre Bishkek. Nous visitons également un peu la ville, et notre guide nous raconte son histoire. Nous découvrons ensuite le célèbre marché local. Notre voyage au Kirghizistan s’achève là, car nous prenons un vol tôt le lendemain matin.
Temps de route jour 9: Kel Suu - Naryn : 6h
Temps de route jour 10 : Naryn - Bishkek : 6h
Conclusion
C’est vraiment l’un de nos voyages préférés : les paysages, le peuple, les chevaux, la nature… tout était au rendez-vous. Cependant, ce pays reste difficile à visiter seul, selon nous. Il y a plein de moments où nous étions super contents d’avoir un guide. Sinon, on n’aurait jamais pu assister à un match de Kok Buru, ni obtenir des explications sur les nomades ou les chasseurs d’aigle, car les Kirghizes ne parlent pas anglais. Bien sûr, rien n’est impossible, mais on conseille fortement de partir avec un guide lors de votre voyage ay Kirghizistan.
Aussi, les routes sont en mauvais état et la conduite n’est pas simple là-bas ! Alors, pour profiter pleinement, partez avec un guide.
Pour ceux que ça intéresse, nous avons réalisé un documentaire sur le Kirghizistan lors de notre premier voyage, qui parle de la culture nomade. N’hésitez pas à le regarder. Et si vous avez des questions, vous savez où nous trouver. Bisous !

2 Comments
Bonjour merci pour toutes les informations et le compte rendu détaillé de votre séjour. Avez vous eu le temps de randonnées, compte tenu que les temps en voiture sont longs? Merci à bientôt
Bonjour,
Merci beaucoup pour votre commentaire ! Et oui, heureusement, nous avons largement eu le temps de faire de belles randonnées
À bientôt sur le site !